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Co-ouvriers avec Dieu

Apprendre à vivre et à travailler en canalisant l’ingéniosité de Dieu.

de Patrick Wood

 

J’en avais l’appétit coupé. Enfant, je raffolais des craquelins en forme d’animaux que nous donnait notre monitrice d’école du dimanche, mais aucun animal ne se trouvait dans le tableau du ciel qu’elle nous peignait ce dimanche-là. En fait, cet endroit môme de chérubins et enveloppé de nuages me faisait oublier ma peur de la mort et redouter une éternité assommante.

Avec les années, j’en suis venu à comprendre que l’idée que je m’étais faite du royaume céleste de Dieu dans ma jeunesse s’harmonisait peu avec la gloire de notre demeure future. La terre étant un endroit si beau, varié et intéressant, à combien plus forte raison doit l’être la demeure éternelle de Dieu?

De l’unicité de chaque flocon de neige à la diversité de la vie sur toute la terre, des montagnes et des mers aux déserts et aux jungles, il est évident que la créativité de Dieu est infinie. Cependant, il désire aussi nourrir la nôtre pour nous donner une autre raison de nous émerveiller et d’envisager notre rôle dans sa fabuleuse histoire. La Bible raconte que le Seigneur a conduit les animaux à Adam pour qu’il leur donne un nom (Ge 2.19). Même si les détails de cette tâche qui lui a été déléguée ne nous sont pas révélés, une chose est certaine : en créant l’humanité, Dieu ne désirait pas concevoir des robots abrutis ni des esclaves mécaniques, comme s’il ne cherchait que de la main-d’œuvre pour répondre à ses besoins. Non, il voulait des enfants qui participent librement à « l’entreprise familiale », celle de façonner le monde qu’ils habitent. En ce sens, nous sommes des artisans à ses côtés « créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres » (Ép 2.10).

Autrement dit, en tant qu’humains faits à la ressemblance de Dieu, nous avons le privilège et la capacité de refléter sa créativité dans notre travail. Plus précisément, l’Église est appelée à représenter le merveilleux Conseiller « dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col 2.3) en manifestant la nature variée de son génie créatif (Ép 3.10). Ceux qui acceptent ce fait comme une vérité plutôt que comme une déclaration agréable, ne devraient-ils pas être parmi les penseurs, les innovateurs et les résolveurs de problèmes les plus originaux du monde? C’est ce que nous serions portés à croire, mais bon nombre d’entre nous ne peuvent dire qu’il en est ainsi pour eux. Nous ne sentons pas tous que nous avons l’étoffe d’un scientifique émérite ou d’un intellectuel brillant capable de façonner l’Histoire.

Est-il réaliste de penser que tous les disciples de Christ ont le potentiel de démontrer son ingéniosité? La réponse est « oui » pour chacun d’entre nous, et voici pourquoi. Ce qui compte n’est pas notre intellect, mais notre relation avec celui qui est reconnu pour rendre sage l’ignorant (Ps 19.8). De fait, quand nous adoptons un mode de vie où notre relation avec Christ est centrale, un phénomène fascinant se produit : il nous vient à l’esprit des idées originales que nous n’aurions pas pu concevoir par nous-mêmes. Souvent, ces idées peuvent être atypiques ou avant-gardistes, puisque les pensées de Christ transcendent ce qui nous est familier et élargissent nos horizons. Alors que cette sagesse du ciel atteint la terre, nous voyons sa profondeur et son étendue, ainsi qu’une multitude d’applications à chaque aspect de la vie.

Prenez Salomon par exemple. Après avoir conversé avec Dieu, le roi s’en est allé manifestement enrichi de plusieurs manières. Sa sagesse a dépassé le cadre administratif et s’est manifestée dans le domaine des arts, où il a fait preuve d’une créativité novatrice, tant dans les mets de sa table que dans les marches par lesquelles on montait au temple qui ont renversé la reine de Séba. Pour comprendre leur conception exceptionnelle, elle ne pouvait faire autrement que d’en donner le mérite à Yahvé, le Dieu qui avait inspiré l’ingéniosité du roi (1 Ro 10.9).

De même, d’autres personnages bibliques ont aussi reçu de la sagesse directement du Seigneur pour réaliser les projets qui leur avaient été assignés. Noé a reçu des instructions détaillées afin de construire une arche qui servirait à abriter efficacement tous les animaux présents (Ge 6.14-16). Betsaleel a été rempli de l’Esprit pour accomplir « toutes sortes d’ouvrages » servant à la construction du tabernacle (Ex 31.3-5), et Joseph a reçu de la sagesse pour rationner le blé d’Égypte durant la famine (Ge 41.39-41).

Cependant, en observant ces personnages bibliques, nous devons prendre garde de ne pas reléguer leur type d’onction au passé. Nous ne devrions pas non plus penser que leur vision innovatrice n’était accordée qu’à une élite. Grâce à l’œuvre de Christ sur la croix, l’Esprit qui reposait sur quelques-uns est le même qui demeure maintenant sur tous ceux qui croient en lui. Aujourd’hui, Dieu veut encore stimuler notre esprit, nous rendre créatifs et manifester sa sagesse céleste en nous, peu importe notre appel ou notre passion. Il observe la terre cherchant à soutenir ceux dont le cœur lui est pleinement consacré (2 Ch 16.9).

Je ne suis pas le seul à croire que Dieu nous touche et utilise notre créativité de nos jours. En fait, chez des sommités influentes, cette expérience est plus courante qu’on pourrait le croire. La carrière de Randall Wallace, scénariste et directeur primé, n’est qu’un témoignage irréfutable de cette réalité parmi tant d’autres.

Avant d’acquérir la renommée, Wallace a fait face à une crise dans sa vie professionnelle qui a nécessité l’intervention de Dieu. Ayant été sérieusement affecté par une grève des auteurs, l’entreprise pour laquelle il travaillait se vit obligée de résilier le contrat de Wallace. Ne sachant où se tourner, ce dernier s’est mis à genoux et a prié; il a soumis la direction de son travail à la volonté de Dieu, en dépit des répercussions que cela pourrait avoir sur sa famille et leur avenir.

Cependant, si douloureux que de tels moments puissent être, Wallace a vécu quelque chose d’extraordinaire peu de temps après avoir prié. Alors qu’un profond sentiment de courage, d’humilité et d’abnégation remuait son âme, des mots ont commencé à prendre forme dans son esprit. Saisissant tout le potentiel de ses pensées, il sut qu’il devait les mettre sur papier.

Ses mots ont produit quelque chose d’inattendu : ils ont formé une histoire que de nombreux lecteurs allaient plus tard associer aux peintures de guerre bleues et à la cornemuse écossaise. Mieux encore, cette histoire prisait la dévotion à une plus grande cause encore : à celle du Dieu que Wallace avait rencontré dans la prière. En effet, c’est ainsi que le film Cœur vaillant, l’une des productions les plus remarquables et les plus respectées du 20e siècle, a débuté humblement. Son succès lui a servi de tremplin vers d’innombrables projets créatifs dans le domaine de la production cinématographique et bien au-delà, y compris l’interprétation, lors des funérailles du président américain, Ronald Reagan, d’une chanson originale de Wallace. N’est-ce pas évident? Dieu a les meilleures idées de toutes, et nous aussi lorsque nous cherchons diligemment ses conseils.

Depuis cette percée transformatrice, le principe de collaboration avec Dieu a retenti dans la plupart des œuvres de Wallace, mais particulièrement dans son récent roman, The Touch. L’un des principaux thèmes abordés dans son livre est que notre partenariat avec Dieu peut produire une innovation sans précédent. Dans le récit, un chirurgien très compétent finit par accepter ses limites naturelles, ce qui le pousse à chercher la sagesse de Dieu pour accomplir une procédure jugée impossible. Évidemment, la plupart des gens acceptent que Dieu puisse améliorer les compétences humaines, mais sommes-nous également convaincus qu’il prend plaisir à le faire? Ou croyons-nous qu’il y a des types de travail trop insignifiants pour capter l’attention du Père?

En réfléchissant à ces questions, considérez l’analogie suivante : aucun parent aimant, même s’il est un peintre accompli, ne manquerait d’intérêt envers l’œuvre de son jeune enfant. Cependant, les efforts déployés pour aider l’enfant à améliorer ses compétences en dessin ne diminuent en rien la joie et l’appréciation que suscite l’œuvre. L’aide que le parent apporte laisse plutôt un bon souvenir dans le cœur de son ’enfant, alors qu’il prend sa main dans la sienne pour lui enseigner des techniques.

C’est précisément ce que Dieu fait avec chacun de nous lorsque nous lui demandons la sagesse nécessaire pour accomplir notre travail. Il se soucie de nos œuvres, même de celles qui peuvent paraître insignifiantes. Gardez à l’esprit que Dieu utilise chaque entreprise pour nous préparer à des projets, soit dans les jours à venir, soit dans la vie éternelle. Aucun travail n’est donc trop servile pour que le Seigneur y contribue. Son Saint-Esprit peut nous aider à achever des travaux scolaires, à préparer une présentation ou même à effectuer des tâches qui semblent banales. En fait, moins l’œuvre devant nous est motivante, plus nous devons travailler mieux sans travailler plus, en nous appuyant sur le conseil de Dieu.

Cela dit, comment pouvons-nous recevoir cette sagesse? Encore une fois, la réponse ne se trouve pas tant en ce que vous savez qu’en celui que vous connaissez. Il s’agit de cultiver une amitié avec celui qui dit : « Invoque-moi, et je te répondrai; je t’annoncerai de grandes choses, des choses cachées, que tu ne connais pas » (Jé 33.3). Le mot « amitié » implique que nous embrassions les priorités de Dieu, ce qui lui permet de nous confier ses dons précieux. L’amitié suppose aussi que nous conversions avec Dieu et que nous désirions recevoir sa direction, ce qui présume notre intention de l’écouter et de lui obéir.

Quand cette relation d’amitié devient votre mode de vie, elle se révèle pertinente dans tous les domaines de la vie. Pendant que vous écrivez un poème, vous pouvez demander à Dieu qu’il vous inspire à choisir un thème, ou les bonnes paroles lorsque vous composez un discours. En planifiant un budget, vous pouvez lui demander qu’il vous montre où affecter des fonds et comment faire bon usage de chaque sou. Dans vos prières, osez solliciter des choses précises, car en toutes choses « si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche » (Ja 1.5). En peu de temps, des réponses vous arriveront – des solutions divines particulièrement sages et fidèles à leur source –, le type de réponse que vous n’imagineriez jamais par vous-même.

Un Dieu de grâce

30 juillet 2014

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